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Back to the blog Films les plus esthétiques : notre Top 10
On août 5, 2019


Quels sont les films les plus esthétiques ? Le visuel joue un rôle important dans un film. En vérité, captiver le spectateur avec de belles images n’est pas une fin en soit, mais plutôt synonyme d’un goût exacerbé pour la perfection.

Voici notre Top 10 des films les plus esthétiques et les plus aboutis au niveau visuel, tout en prenant en compte la qualité de l’histoire.

#10 Her

Pour commencer c’est Her, le film Spike Jonze qui intègre la liste des films les plus esthétiques. Déjà considéré comme l’un des films les plus complexes que l’on trouve sur Netflix, Her se distingue par sa palette de couleurs spécifiques. C’est une évidence, il est impossible de rester insensible à ce patchwork.

Le synopsis

Dans un futur proche, en 2025, Théodore rédige des lettres pour une agence spécialisée dans l’envoie de contenus manuscrits. Après avoir rompu avec sa copine Catherine, Théodore se sent seul et décide de faire des rencontres. Un beau jour il installe une nouvelle mise à jour sur son téléphone (OS1) dotée d’une voix féminine. C’est à partir de ce moment que commence une relation complexe entre l’intelligence artificielle et Théodore.

Le visuel

Tout d’abord, on note l’effort réalisé par Spike Jonze au niveau des accessoires de Théodore (Joaquin Phoenix). En effet, chaque scène est particulièrement colorée et assortie à la tenue des personnages. Prenons le cas de Théodore, tantôt en couleurs pâles, tantôt en couleurs vives. Le contraste a pour objectif de le mettre en avant à certains moments clés (avec sa chemise rouge framboise par exemple).

D’un autre côté, Théodore s’efface de temps à autre au profit d’autres personnages, ce qui lui donne une côté insignifiant. On le voit notamment lorsqu’il rencontre une fille au cours d’un rendez-vous galant. Toute l’attention se tourne vers cette femme (interprété par Olivia Wild) qui accapare l’écran par sa beauté et sa présence.

Scène rencontre amoureuse dans Her

Au final, il est compliqué de matérialiser l’amour avec Samantha (la voix du téléphone) car elle n’est pas présente physiquement. C’est pour cela que le visuel expressif axé sur des notes rouge-framboise renforce le côté sensuel et passionnel de la relation.

Au-delà d’un scénario représentatif d’une relation 2.0 complexe, Her surprend par son ambition au niveau de l’assortiment des couleurs, qui en fait un film plutôt agréable à regarder malgré un manque de rythme certain dans l’intrigue.

#9 The Neon Demon 

Dans une suite logique, on ne peut pas passer à côté de The Neon Demon, un film aux visuels lumineux et contrastés, ou la lumière danse avec l’obscurité. Il a donc bien sa place parmi les films les plus esthétiques.

Le synopsis

Tout débute lorsque Jesse, une adolescente de 16 ans, décide d’intégrer une agence de mannequinnat à Los Angeles. Rapidement repérée pour l’innocence de sa beauté, Jesse est sélectionné pour faire des clichés avec les meilleurs photographes du milieu. Cependant, la vie n’est pas facile pour la jeune fille qui vit dans un motel miteux, elle subit également les jalousies de ses rivales.

Le visuel

Photographie the Neon Demon

Le film débute avec un magnifique cliché où l’on voit que la recherche artistique est à son paroxysme. Cette scène pose tout de suite les bases de ce qui va suivre et on aperçoit déjà le côté sanglant mais stylisé que Nicolas Winding Refn cherche à mettre en avant. Les jeux de lumières font partie intégrante de l’histoire et de la mise en avant des personnages.

Scène The Neon Demon

On a également l’aperçu d’autres clichés dans l’obscurité où la lumière vient apporter une touche magique qui nous transporte. Les couleurs qui se répètent sont les tons fuchsia et bleu nuit, qui contraste entre atmosphère « girly » et le côté sombre de l’histoire. En somme, les visuels sont plus parlant que les dialogues.

Au final l’interprétation reste un peu à désirer, on reste également sur notre faim avec le scénario qui ne reflète pas vraiment l’ambition d’un thriller classique. D’autre part on pourra regretter le côté superficiel et le manque de profondeur qui permettrait à ce film d’exceller.

#8 Ex Machina

La suite logique des films les plus esthétiques est Ex Machina, dont les effets spéciaux créent une belle surprise. D’ailleurs, un Oscar des meilleurs effets visuels a logiquement récompensé le travail d’Alex Garland. On retrouve ici Alicia Vikander, Oscar Isaac et Domhnall Gleeson (connu également pour le film Il était temps).

Le synopsis

Caleb est un programmeur brillant qui travaille pour le plus gros moteur de recherche au monde. Nathan, le PDG du groupe, décide de l’inviter dans son chalet, suite au concours interne remporté par ce dernier. Caleb va-t-être le témoin d’une expérience inédite. En effet, sa présence est requise pour tester l’intelligence d’Ava, un robot humanoïde qui a l’apparence d’une femme. Mais rapidement Caleb fait fasse à de troublantes révélations.

Le visuel

Scène rencontre Ex Machina

Les cameramans ont dû recourir à d’ingénieux tours de passe-passe pour qu’on ne les remarque pas dans le reflets des vitres. Pour ce faire, ils portaient une couverture sombre et se cachaient dans les coins de la pièce. C’est en ce sens que l’esthétique donne une réelle identité au film d’une impressionnante pureté.

Rien n’est laissé au hasard, les lumières habillent le sol d’un décor sombre et sobre. L’intrigue se déroule principalement dans une maison et l’objectif est d’offrir au spectateur un voyage épuré au sein d’un lieu futuriste.

On note tout de même une préférence pour le rouge, le bleu et le gris qui constituent la palette de couleurs du film. Les plans larges donnent une impression de flottement comme si le temps s’arrêtait. D’autre part, cette perfection des plans au niveau symétrique génère l’angoisse. C’est l’effet escompté.

En définitif, le film est calme et épuré, on ressent un malaise qui s’installe progressivement. S’il amène plutôt bien la question des sentiments de l’intelligence artificielle, on déplore toutefois la facilité dans laquelle tombe Alex Garland pour conclure.

#7 La La Land

On continue ensuite avec La la land, dans lequel le travail de Damien Chazelle mérite amplement une place parmi les films les plus esthétiques. C’est à la fois une comédie visuelle et musicale, pour le plaisir des sens. D’autre part, c’est avec ce film qu’Emma Stone a remporté son premier Oscar en tant que Meilleure actrice.

Le synopsis

C’est l’histoire d’une femme, Mia, qui rêve de devenir actrice. Habitant à Los Angeles, elle passe tous les castings afin de réaliser son rêve. Un jour elle rencontre Sebastian, pianiste dans un restaurant et fan de Jazz. Tout deux ont un point commun : l’envie de réussir. Ils vivent une belle histoire d’amour, mais vivre en couple implique de faire des compromis. Malheureusement mettre de côté leurs rêves en fait partie.

Le visuel

Marche sur le pont La la Land

Dans un cadre idyllique on assiste à une comédie romantique ou le visuel appuie les tonalité envoûtante de City of Stars, la musique composée par Damien Chazelle lui-même et interprétée par Ryan Gosling, et Emma Stone,les deux tourtereaux de l’histoire. Le film remporte même un Grammy Award pour la meilleure bande originale.

Persévérer et avancer, c’est sur cette notion de mouvement que l’on voit se dessiner un paysage haut en couleurs. Le clair obscure est magnifique lorsque Sebastian se promène sur la jetée d’Hermosa Beach. La palette de couleurs tend vers le rose et bleu, comme pour personnifier les deux amoureux.

Danse La la Land

D’autre part, les chorégraphies orchestrées donnent un style rétro des années Cinquante, à l’image de scène de la danse autour du lampadaire, référence au film « Chantons sous la pluie » ou « Singin’ in the Rain » en anglais de Stanley Donen et Gene Kelly (1952). Ce style rétro rend hommage à de nombreux films Hollywoodiens des années Trente à nos jours.

Au final , La La Land est une bonne surprise au niveau visuel, les techniques mises en place sont saisissantes. On a même envie de chantonner les airs de City of Star. Un bémol néanmoins quant à la finissions qui aurait pu donner un caractère plus profond à l’intrigue, en tant que spectateur il est possible d’être déçu.

#6 Only God Forgives

Un classique de Nicolas Winding Refn qui mérite sa place dans ce classement des films les plus esthétiques. À l’affiche on retrouve un Ryan Gosling taciturne au visage fermé tout du long. Et pour cause la thématique abordée est sombre.

Le synopsis

L’intrigue se déroule en Thaïlande. Julian, le propriétaire d’un club de boxe (interprété par Ryan Gosling) s’y est installé pour échapper aux charges criminelles auxquels il fait face. Son business tournent bien jusqu’au jour où son frère assassine une prostituée. Le père de la jeune fille se lance alors dans une guérilla où la famille de Julian pourrait bien y rester. Seul Dieu décidera de leur sort.

Le visuel

Scène devant le miroir dans Only God Forgives

Le travail de style opéré par Nicolas Widing Refn est remarquable puisqu’il réussit à rendre l’univers de la prostitution et de la mafia attractif. Les modestes bars à strip-tease deviennent de véritables lieux tendances. La réalité semble distordue. La misère apparente donne une allure particulière au film.

On reconnait ici le style du réalisateur, les tons bleutés contrastent avec les tons rouges-orangés des néons. D’ailleurs, on retrouve souvent Julian assis dans un bar, sous des halos aux teintes rosés, comme une métaphore du sang qui a coulé par sa faute.

Scène au Bar Only God Forgives

Au final il y a très peu de dialogues car les jeux de regards et de lumières sont plus parlant. La violence de ce film est brutale, comme banalisée dans les bas fonds des quartiers de Bangkok.

En résumé, il n’y pas vraiment de messages subliminaux que l’on pourrait interpréter. Mais plutôt la fatalité du destin mise en avant par le titre lui-même : « Seul Dieu pardonne ». C’est finalement le côté sombre qui est nous séduit dans ce film sans pour autant amener une réflexion approfondie.

#5 Birdman

Birdman ou aussi fait son entrée dans le top 5 de notre classement des films les plus esthétiques. Réalisé par Alejandro González Iñárritu avec Michael Keaton, Edward Norton et Emma Stone. Ce film a reçu 4 oscars dont le Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur scénario et la Meilleure photographie. En somme, une pépite visuelle.

Le synopsis

C’est l’histoire d’un ancien acteur célèbre pour son interprétation du super-héros Birdman, dont le succès est révolu. Quelques années plus tard, l’interprète de ce personnage tente de renouer avec la réussite, mais ce n’est pas chose facile. Dans un théâtre de Broadway, Riggan Thomson ne désespère pas et tente de se réinventer avec la réalisation d’une pièce de théâtre. La vie est difficile pour lui puisqu’il voit ses proches lui tourner le dos, la remise en question est un élément nécessaire pour avancer.

Le visuel

La pièce de théâtre dans Birdman

La particularité de ce film est que l’on a l’impression qu’il n’y a aucune coupure. En réalité, elles sont au nombre de 16 mais on ne peut les distinguer clairement. C’est à la fois fatigant mais aussi déroutant. L’attention est sollicitée en permanence car chaque scène a son importance. C’est une volonté du réalisateur de nous maintenir en éveil pour comprendre le chemin par lequel doit passer Riggan pour atteindre la réussite.

D’autre part, lorsque les acteurs passent entre les coulisses et la scène on admire la splendeur des couleurs. Le caractère sombre montre la difficulté par lesquels il faut passer pour faire naitre une idée et l’exposer ensuite au monde réel (symbolisé par la scène). Ce n’est pas un hasard si Michael Keaton interprète le rôle de Riggan Thomson. En effet, il est lui-même passé par cette phase de succès puis d’oubli total alors que tout lui souriait lorsqu’il jouait le rôle de Batman (de Tim Burton) dans les années quatre-vingts.

Emma Stone dans Birdman

Le film permet également de mettre en lumière de jeunes talents comme Emma Stone, qui crève l’écran et montre ses capacités d’actrices. Elle se met brillamment dans la peau d’une junkie en manque de repère et amoureuse de Mike Shinner (Edward Norton).

En définitif, la qualité esthétique de ce film est déroutante. De même que le scénario qui amène à se poser des questions sur la vie et les échecs qui en découlent.

#4 Drive

On retrouve une nouvelle fois Nicolas Winding Refn, un adepte des plans aux visuels travaillés. C’est avec Drive qu’il s’illustre une nouvelle fois dans un film des plus esthétiques.

Le synopsis

Un cascadeur surnommé « Le Chauffeur », joue dans des films le jour et conduit des hold-up la nuit. Un jour il rencontre Irène, une de ses voisines qui élève seul son fils. Alors que le mari d’Irène sort de prison, il doit effectuer un braquage pour régler une dette. Le Chauffeur propose de l’aider. Mais tout ne se passe pas comme prévu et les malfrats veulent s’en prendre à Irène.

Le visuel

Scène symétrique et esthétique dans Drive

Du point de vue visuel on retrouve une fois de plus la patte de Winding Refn, avec un des films les plus esthétiques, et des plans de qualité. C’est ici la symétrie qui est explicitement mise en avant. Cette droiture dans la réalisation donne l’impression d’une parfaite maîtrise. Le côté sanglant des scènes graphiques semble banal. La violence est comme maîtrisée par son sujet (Le Chauffeur). Cette barbarie assumée crée un malaise, comme si le personnage d’une droiture implacable, perdait les pédales.

Par ailleurs, Le Chauffeur est le personnage central de l’histoire et de nombreux plans se focalisent sur lui. Le but est de rentrer réellement dans sa tête. Une attention particulière est portée sur les détails esthétiques. En effet, de façon innocente le style s’exprime de différentes manières : les vestes et les gants qu’il porte, jusqu’au cure-dent dans la bouche, qui participent à faire de lui un personnage authentique.

Scène d'amour dans Drive

Du côté des couleurs on retrouve des tons jaune clair. La majorité des scène se déroulent la nuit, reflétant la double personnalité du Chauffeur : entre cascadeur et chauffeur pour des braqueurs. On voit par ailleurs que le personnage s’inspire de Taxi Driver. Dans chacun des deux film un chauffeur, qui pour protéger ceux qu’il aime, n’hésite pas à avoir recours à la violence.

En définitif, le personnage du Chauffeur colle parfaitement à Ryan Gosling, qui parle peu mais dégage un charisme évident. En tout, il ne prononce que 891 mots sur le tout le films, une preuve criante de son mutisme.

#3 The Grand Budapest Hotel

The Grand Budapest Hotel scènes

On arrive maintenant au Top 3 des films les plus esthétiques, attention les yeux ! The Grand Budapest Hotel mérite sa place en troisième position pour le travail et l’originalité mis en place par Wes Anderson.

Le film a notamment remporté de nombreux Oscars dont : l’Oscar de la meilleure musique de film, meilleure création des costumes, meilleurs décors. On voit également de nombreuses têtes connues à l’affiche à l’image de Willem Dafoe, Adrien Brody, Edward Norton ou encore Jude Law.

Le synopsis

Dans l’entre-deux-guerre, un garçon du nom de Zéro Moustafa fuit l’Allemagne nazi pour devenir lobby-boy. M.Gustave, le concierge du Grand Budapest Hôtel le prend sous son aile. Situé dans les montagnes, l’établissement est considéré comme étant une institution. Ensemble, Zéro et M.Gustave vont vivre de nombreuses aventures et tenter de protéger le Palace légendaire.

Le visuel

scène esthétique The Grand Budapest Hotel

La première chose que l’on remarque dès le début de The Grand Budapest Hotel, est le choix de vouloir mettre en avant les décors. Pour ce faire, le plan large est souvent utilisé, ce qui permet d’avoir une vue d’ensemble. D’autre part, les couleurs vives sont mises à l’honneur créant un univers bien spécifique au film. L’un des points forts est véritablement les accessoires que portent les acteurs. Les tenues sont classes et élégantes.

Les couleurs

Elles sont également en accord avec le décor et il n’y a aucun faux-pas au niveau des couleurs utilisées. La palette de couleurs est composé de pourpre, bordeaux, violet, rose pourpre et cuivre. Chaque plan respecte une logique bien définie de colorimétrie du début à la fin, le tout de manière rigoureuse.

Scène The Grand Budapest Hotel

C’est cette recherche de la perfection qui est impressionnante au niveau visuel. Par ailleurs, il y a constamment une envie de Wes Anderson d’aller chercher la profondeur de champs. Cette manière de filmer fait référence à l’époque dans laquelle se déroule le film : les années trente. Le but est de se plonger totalement dans l’époque : le côté burlesque, la musique qui habille presque constamment les plans, ainsi que les plans fixes.

On ajoutera également la symétrie parfaite des plans qui renforce d’autant plus la perfection et le standing que l’on trouve au sein du Palace. Les plans larges permettent de capter toute la beauté du lieu et en tant que spectateur, on se focalise sur l’ensemble.

The Grand Budapest Hotel Scène esthétique

The Grand Budapest Hotel ne démérite pas sa place au sein du classement des films les plus esthétiques. Le dynamisme du scénario nous oblige à suivre un mouvement constant, et on ne s’ennuie pas durant les 1h40. Le seule reproche que l’on pourrait faire serait de ne pas avoir une réflexion morale à l’histoire, mais est-ce vraiment toujours nécessaire?

#2 Blade Runner 2049

Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve est la suite du Blade Runner de Ridley Scott (1982). Alors que dans le film de Ridley Scott l’intrigue avait lieu en 2019, ici c’est en 2049 que se déroule l’histoire. On retrouve Ryan Gosling dans le rôle de K, un Blade Runner.

Nous avons choisi de sélectionner ce film plutôt que celui de Ridley Scott (qui n’est pas moins un chef-d’oeuvre) pour son esthétisme avancé. Nous recommandons vivement de regarder la première version de Blade Runner afin de comprendre la suite.

Le synopsis

L’officier K est un « Blade Runner » c’est-à-dire qu’il doit maintenir l’ordre auprès des anciens modèle de « replicants », des humanoïdes intégrés à la population et issus du génie génétique. Mais un jour K fait une découverte qui pourrait bien changer le monde et dérégler l’équilibre instauré. Sa quête d’identité débute, et il tente de retrouver Deckard (Harrison Ford), un ancien Blade Runner.

Le visuel

Blade Runner 2048, plan paysage scène esthétique

Ce qui impressionne le plus ce sont les efforts réalisés pour donner vie au monde dans lequel évolue K. Les effets spéciaux sont extrêmement bien réussis pour un film de science-fiction. Nul doute qu’il sera encore possible de le regarder dans 20 ans sans qu’il n’ait pris une ride. L’attention portée sur les détails réels est conséquente. Par exemple, la voiture de K (le « Spinner ») est un véritable prototype réalisé par la production. L’objectif est de filmer un maximum cet engin en réel sans l’intervention des CGI. On peut vaguement le comparer à la Batmobile de C.Nolan, qui a également été construite pour les besoins du film.

Mais qu’est-ce qui fait que Blade Runner 2049 est l’un des films les plus esthétiques? Surement la difficulté que l’on a à différencier le réel des effets spéciaux, notamment lorsque K arrive dans le désert de sable, correspondant aux ruines de Las Vegas.

Blade Runner 2048 plan large Ryan Gosling

Le personnage

Comme à son habitude, Ryan Gosling prend le rôle d’un protagoniste qui parle peu mais s’exprime par son style. Les plans, que l’on a l’habitude de voir sont ceux où l’on voit K en train de marcher seul, de nuit comme de jour. Le film est calme et le silence est d’or. Le but est de garder le maximum de suspens autour de ce curieux personnage. Le souffle du vent, les bruits de moteurs électriques sont les seuls bruits que l’on entend. Pas d’explication, pas de dialogue, on vit principalement à travers les paysages qui entourent le personnage.

L’atmosphère

L’atmosphère que crée Villeneuve est étrange puisqu’elle est reposante et à la fois dramatique. On remarque que de nombreuses couleurs reviennent souvent telles que le orange, le gris-vert, ainsi que le rose, rouge et bleu. Le orange pour la poussière et le gris-vert pour la pollution causée par les humains à cette époque. Les autres teintes sont celles des néons et des lampes qui ressortent lorsque les scènes se déroulent la nuit.

Blade Runner 2048 voiture, scène esthétique

Au final, Blade Runner est une belle réussite visuelle et l’un des films les plus esthétiques qui ravira bon nombre de fans de SF. La recherche de l’esthétisme n’est pas une utopie, mais une réalité. On ajoutera le fait que Villeneuve s’approprie à sa façon la suite de la série amorcée par Ridley Scott, en apportant sa touche personnelle. L’histoire propose également une remise en question de la société d’aujourd’hui et pose la question des enjeux éthiques et environnementaux de demain.

#1 2001: l’Odyssée de l’espace

Le numéro 1 et grand vainqueur parmi les films les plus esthétiques est le film de Stanley Kubrick sorti en 1968. Récompensé par un Oscar pour ses effets spéciaux, le film a boulversé toute une génération depuis 50 ans. Il demeure à ce jour un classique à voir impérativement.

Outre une référence au niveau visuel, le scénario du film est doté d’une certaine complexité difficilement saisissable au premier visionnage. Il faut s’armer de patience pour entrer dans l’histoire, car c’est post-visionnage que l’on comprend tout le génie de Kubrick.

Le synopsis

Au temps de la préhistoire 2 groupes « d’hommes-singes » se battent pour le contrôle d’une point d’eau. Soudain, un monolithe apparaît entre les deux groupes. L’un des singes le touche et prend conscience qu’il peut utiliser un os comme un outil. C’est de cette manière qu’ils terrassent le groupe ennemi. Des millions d’années plus tard (en 2001), l’évolution a suivi son cours et les Hommes vivent maintenant dans des vaisseaux. Le monolithe est retrouvé en 1999 par le Dr Heywood Floyd au niveau d’un des cratères de la Lune. Ce dernier le touche et voit émettre une onde radio-électrique vers Jupiter. Dix-huit mois plus tard une équipe de scientifiques décident d’aller explorer Jupiter, mais HAL (CARL en français) l’intelligence artificielle dont est doté leur vaisseau, va mettre en péril leur expédition.

Le visuel

2001, L'odyssée de l'espace, scène esthétique

Il faut savoir que le film se divise en plusieurs parties. Une première partie au temps de la préhistoire, puis en 1999 à la découverte du monolithe, enfin la dernière partie à la conquête de Jupiter. Kubrick fait preuve d’une pureté implacable dès la seconde partie du film. Les scènes spatiales marquent une rupture. Pour illustrer cela, les plans sont épurés et symétriques à l’extrême. Il est intriguant d’avoir la vision de ce que serait 2001 alors que les scènes sont tournée en 1967.

Même si certaines scène paraissent désuètes aujourd’hui, comme lorsque le Dr Floyd appelle sa fille depuis l’espace avec quelque chose qui ressemble à un ordinateur. On peut toutefois souligner que Kurbick détenait une part importante de la vérité du monde dans lequel nous vivons actuellement. En effet, il est commun à l’heure actuelle d’appeler ses proches en visioconférence. Ces nouveaux modes de communication apparaissent comme une critique de l’évolution, où l’être humain est déconnecté du réel.

Le vaisseau

2001, L'odyssée de l'espace, repas à bord du vaisseau

Au sein du vaisseau on assiste à des scènes qui semblent familières en 2019, mais qui étaient totalement futuristes en 1968. Le génie de Kubrick avait tout prévu jusqu’à la nourriture solide consommée par les deux explorateurs, qui regardent leur programme préféré sur une tablette. Une fois de plus, ces nouvelles habitudes semblent se rapprocher de ce que nous vivons à notre époque.

2001, L'odyssée de l'espace, vaisseau spatial de l'extérieur

Les vaisseaux que l’on aperçoit sont esthétiques de intérieur comme de l’extérieur. Toute la création de ces machines est somptueuse puisqu’elle provient en partie de l’imagination de Stanley Kubrick. Ces vaisseaux spatiaux inspirons par la suie d’autres célèbres réalisateurs de films esthétiques tels que George Lucas dans La Guerre Des Étoiles.

La technique

2001, L'odyssée de l'espace, Dave tente de désactiver HAL

Ce qui en fait également l’un des films les plus esthétiques ce sont les techniques avancées pour l’époque tel que l’effet d’apesanteur. Lorsque Dave essaye de débrancher HAL, on le voit clairement ; il doit même se tenir au parois pour ne pas s’envoler. Cette effet est très bien réussi, on a vraiment l’impression d’être dans l’espace. Une machine a été spécialement conçue pour simuler l’apesanteur.

D’autre part, les vaisseaux spatiaux sont des maquettes à une échelle beaucoup plus petite. Les équipes de la NASA ont même collaboré avec la production afin d’augmenter le réalisme de ces maquettes. Là ou Star Wars peut paraitre incorrecte au niveau scientifique (avec les explosions dans l’espace par exemple), l’odyssée est totalement réaliste.

L’analyse

2001, L'odyssée de l'espace, scène dans la chambre avec le monolithe

La scène dans la chambre avec le Monolithe est saisissante. D’une part, la rupture de style entre les scènes futuristes dans l’espace. D’autre part le style de la chambre dans laquelle se retrouve Dave après avoir fait un voyage dans une autre dimension. Il est allongé dans un lit, les traits du visage vieillis. Le but est de montrer la dernière phase de révolution humaine : la splendeur de la luxueuse chambre marque cette accomplissement. Mais en même temps le monolithe est une sorte de catalyseur, qui symbolise également sa disparition.

La palette de couleurs verte et bleu-vert symbolise l’arrivée de la mort tandis que le blanc et l’éclairage de la pièce reflète l’évolution de l’espèce humaine. La décoration de la chambre au style Louis XIV demeure intemporelle, ce qui permet de donner à ce film une durée illimité dans le temps.

2001, L'odyssée de l'espace, scène du singe maniant un os

Au final, le génie de Kubrick permet de faire passer de nombreux messages sur le futur vers lequel il croit s’orienter en 1968. C’est un visionnaire, qui remet en cause l’évolution de l’espèce humaine à laquelle il promet potentiellement une sinistre destinée. Les moyens conséquents utilisés à l’époque permettent L’odyssée de l’espace de figurer à la première place des films plus esthétique de tous les temps.

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